Qu’est ce qui peut bien nous attirer dans la vie et la mort des « grands » ? Je regardais avec un œil très amusé, je l’avoue, les funérailles de la Grande Duchesse Charlotte de Luxembourg, sœur de notre Roi Albert II. Je n’adhère en rien à ce qui peut ressembler au culte de la personne ! De plus, les mérites et les pouvoirs dus à la naissance sont contraires à la démocratie. Les histoires de Rois et Princes vues comme exemplaires sont souvent fausses. Cet étalement des différences sociales et la générosité facile de ceux qui vivent dans le luxe et l’abondance sur base d’une soi-disant nécessité d’image de marque et de représentativité m’exaspèrent. De plus la référence catholique et cette espèce de symbiose avec le clergé donne une vue tronquée de l’aspiration humaine qui veut autre chose que la consolation des hommes par des promesses d’une vie meilleure ailleurs ! Loin de moi le jugement négatif porté sur ces Altesses. Elles ne font que répondre aux obligations de leur rang et le font souvent avec dignité et noble intention de servir la chose publique. La peine du mari était émouvante, celle de notre roi aussi. Là, l’humain devant la mort devient égalitaire. Les fastes, la beauté des rites, de la musique, des fleurs ne suffisent pas à effacer la rupture de ceux qui nous quittent à tout jamais et ne vivent que dans le ciel de notre mémoire. Comment comprendre l’attirance de la masse vers cette image lissée d’une aristocratie qui n’a pourtant rien de plus noble que nous tous. Le succès de l’émission « place royale » trouve certainement racine aussi dans le fait que l’herbe semble toujours plus verte chez le voisin, surtout si il est riche, beau, reconnu. Plus verte oui, jusqu’au jour où on découvre, là comme ailleurs, que cela peut être du gazon artificiel. Mik. |