Hier j’ai dialogué par hasard avec un ami sur le site gay où nous avions fait connaissance. Etrange et bonne sensation cet espèce de marche arrière dans le temps. Depuis, bien d’eau a coulé sous nos ponts. Je lui ai dit que je ne reprenais jamais mon amitié, même si celle-ci a été mise à rude épreuve et a vogué sur des sentiments contradictoires. Je suis fait ainsi. Celui qui me connaît bien sait que je ne porte jamais rancune très longtemps. Je peux m’emporter, vouloir tout casser, mais cela passe toujours rapidement. Très vite j’en reviens à la réalité et à la confrontation et acceptation que l’autre ne puisse répondre à ce que j’attendais de lui. Parce que simplement il a été et est un ami. Vrai qu’avec celui-ci, je pense avoir plus donné que reçu. Je suis loin d’être un saint. Alors quelque part, j’avoue attendre toujours un minimum de retour à ce que je crois être naturellement généreux de ma part. Mais je reconnais aussi son droit à la rancune. Accepter l’autre, c’est aussi quelque part accepter ce que nous percevons comme ingratitude mais qui chez l’autre ne se comprend pas ainsi. Ainsi va la vie. Il s’est refait comme moi une santé. Je m’en réjouis. D’autant, je l’avoue, qu’à bien y réfléchir, j’ai pu constater pas mal d’incompatibilités entre nous , allant même jusqu’à me réjouir d’avoir enclencher une rupture directe et probablement peu élégante ! Cela aura au moins eu le mérite qu’il découvre davantage ce qu’était vraiment son caractère. Je lui reste très attaché ! Qu’il le sache. Même si, et heureusement, mon attachement n’a plus rien de physique ou de très sentimental. Il demeure à mes yeux et à mon cœur quelqu’un qui a compté et compte encore. Jamais je ne lui serais indifférent. Il est ce qu’il est comme je suis ce que je suis ! Ma déception n’a rien de l’exclusion … Lui dire que si cela était à refaire, je ferais la même chose serait de ma part mentir. Mais aucun problème pour encore l’accueillir avec une sympathie et une amitié réelle. J’ai tourné la page. Pas pour autant que je l’oublie. Elle est bien dans ma mémoire, comme tous nos souvenirs. Mais à trop pleurer le passé, nous irritons l’avenir. Ami, je persiste à te considérer comme un type bien, avec des côtés irritants et moins nobles parfois qu’en apparence. Enfin comme moi quoi !!! Tu m’intéresses encore. Avec cet intérêt qui n’attend plus rien en retour sinon de te voir heureux, comme sur un nuage… Bon vent et que ce nuage se rapproche du soleil que tu espères. Mik. 12.01.05 |