Ou chercher le bonheur
| [ OU CHERCHER LE BONHEUR ? ] - [ @ 00:43:21 ] | ||||
Toujours selon P.P.Druet, le bonheur serait du côté de notre « autoréalisation », autrement dit dans le système des valeurs, l’épanouissement de soi. C’est en m’humanisant le plus possible par mon action que je me rapprocherais le plus du bonheur.
On ne peut espérer le bonheur dans des comportements ou attitudes qui réduiraient notre humanité, comme par exemple la toxicomanie. Mais il n’y a d’autres drogues comme le suractivisme par exemple et tout ce qui tente à nous faire oublier la réalité de la vie.
Mais qu’est ce humaniser ? Qu’est ce qui en nous est plus humain et moins humain ? Il y a en nous des côtés qui sont plus « animaux » et d’autres plus proche de nos frères humains. Toujours pour Druet : il n’y a en nous aucune partie « inhumaine », mais au départ le corps est quand même moins du côté humain que l’esprit. Là j’en doute un peu…
Heureusement qu’il ajoute de suite qu’il ne s’agit pas de nier la moindre de nos facettes, mais de grandir celles qui sont plus « humaines ». Il ne s’agit nullement de faire l’ange. « Qui fait l’ange fait la bête », disait Pascal.
Il s’agit de nous réaliser en totalité, de ne pas larguer en nous des côtés qui nous semblent moins humains.
Les instincts lorsqu’ils sont imprégnés d’amour deviennent des fleurons d’humanité (comme l’instinct maternelle).
Donc pas d’angélisme !
L’homme est un animal « raisonnable » qui possède la pensée et le langage, avec lesquels il structure le monde et ses relations avec les autres. Pascal ajoute l’ordre du cœur, de l’amour.
Pensée-langage d’un côté, de l’autre : cœur-amour.
D’où humaniser : c’est imprégner de pensée, de cœur, d’intelligence, d’amour la totalité de ce que nous sommes. Aussi bien dans notre être que dans notre comportement.
Il importe que notre corps parle, qu’il ne soit pas seulement un outil que nous martyriserions par exemple dans le sport. Il est un élément important dans la relation interpersonnel.
Que faut-il humaniser en nous ?
Mais avant : distinguons ce qui dépend ou pas de nous ?
Il ne dépend pas de nous d’être riche ou pauvre, d’être né ici ou sur les trottoirs de Manilles.
Il faudrait donc exclure de notre démarche, de notre quête du bonheur tout ce qui ne dépend pas de nous. « Il vaut mieux changer nos désirs que l’ordre du monde » (Descartes)
Ce qui dépend de nous c’est la qualité de notre être dans notre relation avec l’autre. Le bonheur est de l’ordre de la qualité et non de la quantité, du mieux et non du plus. Il est de l’ordre de mon être et non pas de l’ordre de l’avoir.
Mon bonheur ne dépend pas de ce que je fais, de ce que j’ai. Il dépend de ce que je suis. Cela ne dépend que de moi et nul autre ne peut le faire à ma place.
Mais il ne faut pas voir là pas un repli sur soi-même, une course au perfectionnisme, pour être beau, esthétiquement satisfaisant à ses propres yeux.
Accepter la qualité de mon être, c’est aussi ma qualité de m’ouvrir aux autres.
Nous ne sommes ce que nous sommes que dans l’intersubjectivité. C'est dans le partage avec les autres que chacun peut devenir lui-même.
Voilà ce que je suis appelé à humaniser. Tâcher de devenir dans son être cette pensée, cette richesse relationnelle qui est celle du cœur.
Etre heureux serait de jouir de la qualité de son être dans la mesure où cet être s’ouvre aux autres.
Voilà, de quoi méditer… Compliqué ? Non, peut-être complexe oui. Mais nous sommes des êtres complexes !
Bon, terminé pour cette « balade » un peu aride depuis trois jours sur le bonheur.
Bon parfois d’éclairer un peu notre lanterne sur ce que nous croyons si évident et qui l’est moins quand nous y réfléchissons un peu.
C’est alors que le philosophe trouve encore un peu son utilité en jetant les ponts entre plusieurs sciences pour donner de l’homme une image plus entière que celle découpée, tronquée par chaque discipline.
Depuis toujours, nous sommes en quête du bonheur. Certains iront même à proclamer son droit. Moi, je veux bien, mais un droit est bien une liberté exigible. Druet d’ailleurs le rappelle justement. Ainsi je peux faire faire protéger ma liberté de pensée (pas celle de Florent Pagny qui serait plutôt sa liberté de dépenser !) par l’Etat. Je vois mal de qui exiger mon droit au bonheur. Ce ne sont pas les marchands qui manquent pourtant de nos jours ! Faites gaffe…
Mik.
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| 05-05-2005 |
| 06-05-2005, 22:29:46 | |
| Tout d'abord très cher Mik | |
| puis-je me permettre de te remercier ici d'avoir mis ma signature. Ceci est un honneur pour moi. Je passe par l'écrit ici, tes 3 posts sur le bonheur qu'est ou ce que pourrait être la Vie, m'interpelle, m'ont déjà interpellé lorsque je n'y croyais plus, à un moment donné de mon existence et cela, pas si lointain que cela... Un Jour, un soir, j'ai discuté sur MSN avec une personne quej'apprécie depuis toujours, cette personne en quelques lignes m'a fait comprendre que j'attendais quelque chose alors que je le possédais déjà. Le bonheur est facile à attraper, il suffit de prendre plus d'importance aux choses qui nous font plaisir plutot que de se larmoyer sur de petites broutilles qui nous emmerdent un peu dans notre fichue vie. Même si ces soit-dites broutilles nous pesticident constemment et cela depuis longtemps. J'ai bcp réfléchis à ces dires, depuis, je me sens déjà mieux, je n'écoute pas Florent pagny ( rire) j'écoute simplement mon coeur ... J'apprecie bcp ta présence , ici, depuis pas mal de temps, je pense que tu aurais pu être cet ami croisé sur le chemin de mn MSN tout autant ... Je te laisse à regret , je pense à toi, à cet Homme qui savoure cette Vie, qui n'a ps tjrs été rose, mais ainsi va Ta Vie comme tu nous l'as si bien et vaillament expliqué : tu es un Homme heureux. Je te souhaite une douce soirée et te remercie de ce que tu peux me procurer par tes pensées, ta philosophie. Amitiés très profondes for You. http://www.url.url | |
| Frany | |
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