Tant que nous sommes dans le religieux, je ne résiste pas, étant en rage contre cette élection papale, à me réfugier dans le dictionnaire des injures publié chez Tchou.  Ainsi j’y lis (en résumé) qu’au Canada (ce que je savais), il est d’usage de s’injurier en recourant aux termes employés pour désigner les divers accessoires du Culte. C’est ainsi qu’on se lance joyeusement au visage : « espèce de tabernacle ! », des « bougre de ciboire », des « tu es bien le roi des bénitiers », des « Va donc, eh, tête de confessionnal », etc… sans que personne n’ait le mauvais esprit de s’en trouver choquer. Chez nous, notons que de nombreuses injures sont précédées de « sacré » : Sacré con, sacré cornichon, sacrée putain, etc… ce qui atténue singulièrement la nocivité de ces vocables malsonnants, puisque -indéniablement- l’"injurieur" manifeste ainsi l’intention de bénir et non de maudire son adversaire. Dans le vocabulaire injurieux d’origine religieuse, n’oublions pas : bigot, cagot, calotin, bedeau, chrétien (prononciation savoyarde de chrétien), benêt (ancienne forme de béni), sainte nitouche. Bien, me voilà donc, une fois de plus, judas, démon, fils ou suppôt de Satan, impie, païen, hérétique, jouet des puissances infernales… Eh oui. Bon dieu, mon évangile n’est point doctrinal, ni vierge non plus ! Mik.  ben non c'est pas le nouveau pape...  ------------------------------ même si la marque vaticane n'est pas pour demain!---------------------------------------------------------- |