Voir clair en soi-même pour mieux découvrir l’autre. Hier, j’ai dîner chez ma sœur (une sorte d’auberge aussi où entrent et sortent bien des personnes). J’ai ensuite été faire un peu le point sur moi-même chez un spécialiste- je trouve un réel plaisir et une grande utilité à l’analyse psychologique. Après j’ai rencontré deux bons amis et nous sommes allés en ville prendre un verre. Je suis toujours surpris de ce que l’écoute de l’autre est chose rare et difficile. Que ce soit le monde ou notre « petit monde à nous », chacun reste prioritairement préoccupé (à juste titre) de « ses petites affaires » ! Chacun aime aussi les dire, les partager, comme pour en confirmer la valeur ou se convaincre de poser les bons choix. Etrange ruche que notre humanité où chaque petite abeille que nous sommes dépose son miel dans sa petite alvéole et ce dans le brouhaha d’une organisation sociale où chacune a un rôle à jouer et tient une si petite place. Loin de moi, l’envie de juger. Je me dis simplement que la « normalité » est sans doute et à raison notre individualisme. Nous n’échappons cependant pas à la vie sociale, ou plus modestement à la rencontre de l’autre, dans laquelle notre personne doit s’inscrire pour vivre et dont elle dépend en partie. Je suis toujours surpris aussi de constater le peu de personnes qui peuvent réfléchir un problème sans devoir le ramener à ce qu’elles ont vécu. Surpris aussi de leur besoin de trouver sécurité dans des références idéologiques, morales, familiales. Pour moi, rien de tout cela, je pense : il n’y a pas de morale, dans le sens de La morale. Chacun a la sienne, à son éthique. La mienne est de conduire ma vie selon ce qu’il y a de meilleur pour mon épanouissement physiologique et psychologique, en veillant à ce que cela ne nuise évidemment à l’autre. Je me disais encore hier, en regardant en moi, autour de moi : quelle illusion de croire que la réalité est découpée comme en petites alvéoles où « vie sexuelle », « vie morale » « vie familiale » « vie politique » « vie professionnelle » « vie de foi ou religieuse » « vie amoureuse » de telle sorte que les petits casiers seraient indépendants les uns des autres. Alors, ne nous limitons pas à ne regarder qu’une de ses divisions pour vraiment nous connaître ou connaître l’autre et encore moins pour le juger. Mik. |