Je constatais hier, une fois de plus, combien la relation est truffée de croyances et de mythes. Cette croyance, rarement avouée, de pouvoir satisfaire nos désirs. Un de mes meilleurs amis s’impatientait de ne pas recevoir nouvelle de son compagnon, comme dans sa foutue façon d’être fusionnel, d’avoir en permanence l’autre à soi, pour soi seul. Comment croire encore possible, mais notre culture entretient et développe ce mythe, être tout pour l’autre, qu’il soit tout pour nous et spécialement qu’il puisse tout comprendre, tout combler, même si nous ne l’exprimons pas. Mais pensons –nous vraiment qu’il est possible que l’autre puisse toujours sentir ce qui est bon pour moi ? Le piège le plus dangereux serait que nous aimions l’autre, que nous ne le choisissions que (même inconsciemment) pour soulager une mauvaise représentation que nous aurions de nous-mêmes. Mon ami fait partie de ceux parlant souvent des choses gênantes et inadmissibles … chez les autres ! Moi qui l’apprécie énormément, je veux lui exprimer, comme je le fais si souvent « en direct » de faire gaffe. Attention de demander à son amour une partie de soi qu’il récuse. « Sois celui que je ne veux pas être », mais en même temps « sois un peu comme moi pour mieux me comprendre ». Attention de ne pas tomber dans le panneau de confondre un couple « aimanté » avec un couple « aimant ». C’est un piège dont nul n’est à l’abri, y compris moi ! Mik.    |