Chaque jour, je suis le journal télévisé belge sur la Une et RTL puis je zappe sur le JT de TF1. Etonnant ce tour du monde en à peine 30 minutes. Penser comprendre ce qui se passe autour de nous ou bien plus loin relève de l’utopie. Les flashes des reportages se consacrent de plus en plus, presque jusqu’à la nausée, aux rapts, braquages, hold-up, accidents, procès. Vrai que ces derniers temps, le tsunami a occupé longtemps la une. Maintenant c’est au tour de l’anniversaire de la libération des camps nazis. Mais est-ce peut-être seulement dans la même ligne médiatique qui recherche davantage le sensationnalisme ou l’émotion à court terme qui font grandir l’audience à laquelle courent tous les médias, y compris, bien que dans une moindre mesure, les chaînes de service publique. Que des mauvaises nouvelles ! De quoi indiquer sans doute le mal-être de nos citoyens et de vite en rejeter la responsabilité sur ceux qui nous dirigent. Les « ils n’ont qu’à » sont évidemment plus simple à suggérer que le si « chacun d’entre nous », comme d’ailleurs cette dernière démarche a été faite pour un élan de solidarité internationale pour le drame de l’Asie. Faut-il donc de telles catastrophes pour découvrir qu’une véritable solidarité avec les pays du sud de notre planète est possible. Faut-il des images spectaculaires pour créer cette générosité et éveiller les consciences politiques et individuelles sur la nécessité d’une véritable politique de coopération ? Faut-il la menace d’un accroissement des partis extrémistes pour se poser la question des vraies causes de cet engouement de la population bombardée de reportages qui accroissent plus le sentiment d’insécurité qu’elle éprouve, alors que les causes même de cette insécurité sont peu analysées. Bref, décevant mais utile quand même de se mettre à l’écoute d’informations qui hélas doivent devenir spectacle pour être regardées par la majorité des téléspectateurs. Mik. |