Je t’avais achetée il y a déjà 22 ans. Tu as un peu vécu au rythme de ma vie. Splendeurs et vicissitudes y ont alterné. Je te quitte, belle et vieille auberge, sans nostalgie. Ma page chez toi se tourne. Au livre d’or de tes souvenirs, une seule personne restera à jamais gravée à l’encre indélébile : c’est toi Serge. Même si la morale reste pour eux bafouée, qu’importe. Nous nous y sommes aimés. Ta mort brutale, incompréhensible, injuste, n’ôtera jamais l’éternité des moments de bonheur et de souffrance qu’ensemble, comme des fous, nous y avons vécus. Adieu auberge, gardienne de mémoire sans oubli. Longue route à toi. J’ai donné tes clés à ton nouvel acquéreur. Ton histoire continuera sans la mienne… Mik. 30.12.04 |