J’aime cette émission de Mireille Dumas. La dernière nous présentait des personnes dites « non communes » : du brigand repenti et devenu avocat,en passant par le metteur en scène Claude Chabrol ou l’ancien héritier du trône de Grèce devenu écrivain. J’aime les gens qui étonnent et plus encore ceux qui dérangent. Nulle doute à mes yeux que tous ces gens d’exception, en dehors d’un talent qui ressemble d’ailleurs plus à de la transpiration qu’à de l’inspiration ont une volonté de répondre à un appel inné d’une sorte de destin qu’ils perçoivent en eux. Je ne crois pas trop aux surdoués, mais bien plus à un faire valoir des grandes ombres et lumières que chacun d’entre nous possèdent. Chez eux se faire valoir devient prodigieux, même s’il arrive qu’il leur tourne le dos. Peut-être aussi par qu’il s’occupent peu des modes, toujours en avance sur elles et accomplissent le prodige de réaliser et de s’épanouir dans une espèce d’adolescence éternelle. Nécessaire aussi peut-être de s’étonner de soi avant de pouvoir étonner les autres. Merci à ses prodigieux faire-valoir des paradoxes humains. J’ai ai vu des femmes et des hommes qui s’ils ne refusent de briller au premier plan de l’actualité artistique, sportive ou mondaine, rester spontanés, tour à tour amusés et amusants ; révéler que vie publique réellement reconnue et appréciée dans le temps ne peut tenir la route que si elle correspond bien, non seulement à un art de plaire, mais bien plus à l’exploitation réelle d’une vie privée qui accepte autant l’improvisation que le travail, autant la frivolité que le sérieux. Mik. 02.12.04 |