Europe: le "non" français
| Le "NON" français ] - [ @ 09:49:59 ] | ||||
|
Démocrate, homme de gauche aussi (du moins dans la vision d’une société à forte solidarité et où l’Etat doit être régulateur pour éviter de trop grandes inégalités) je respecte ce choix.
Qui oserait dire que le peuple ne s’intéresse pas à la politique lorsqu’on voit un taux de participation de 70% ?
L’échec du oui vient certainement d’un mécontentement de politique intérieure, plus que de l’enjeu même d’un texte peu compréhensible pour le commun des mortels.
Je me méfie évidemment des analyses simplistes. Le rejet doit certainement être multifactoriel.
Le non français devrait être un fameux avertissement au monde politique, et pas qu’en France.
Ce que les gens voient, c’est le chômage, la délocalisation des entreprises, des regroupements mammouth de toute sorte où le discours de rationalisation ne résiste pas au surcoût final de ceux-ci.
L’homme n’est plus heureux dans son boulot. Devenu simple rouage d’une machine économique infernale; devenu le pion d’un système capitaliste où libéralisme social et socialisme libéral se confondent, la majorité d’entre-nous a certainement envie de crier son ras- le- bol.
Le non doit maintenant être positivé. J’aurais voté oui, mais avec la même réticence que ceux qui ont voté non.
Le non, je le vois comme la dénonciation d’une société post industrielle qui en a marre du gigantisme des outils de production et du culte de la croissance indéfinie.
L’image du bonheur fictif apporté par notre société de consommation ne réussit plus.
Le peuple français a repris la parole. C’est indiscutablement une victoire populaire.
Cette glu de technocrates n’accroche plus grand monde. Hier, on lui a imposé des limites.
Il est temps de rouvrir un espace social de rencontres et d échanges.
Le changement des institutions ne sera jamais l’œuvre de penseurs en chambre, pas plus d’ailleurs que d’une poignée d’agitateurs ou d’opportunistes.
Il faut des hommes lucides, pratiques qui osent prendre des risques, qui parlent clair.
En cela, ce que je considère aujourd’hui comme un échec et un frein à l’indispensable création européenne, dont le seul mérite d’avoir éviter de nouvelles guerres vaut à lui seul sa justification , peut devenir signe d’espoir pour une « autre » politique plus conviviale et plus équitable.
Mik.
![]() | ||||
| ||||
|
| ||||
| 29-05-2005 |
| 31-05-2005, 14:31:28 | |
| Merci | |
| Enfin quelqu'un qui à tous compris, j'adore cette phrase mike : pensée et mise en place par des théoriciens que plus personne ne comprend. Je suis de cette avis la politique est devenue si compliquée... alors que le bonheur est si simple à avoir et partager.... http://www.url.url | |
| Julien | |
| ||||||||
| ||||||||
| ||||||||
| ||||||||
| ||||||||
| ||||||||
| ||||||||
Je suis étonné du « non » français à la nouvelle constitution européenne. Je me suis trompé en croyant à un dernier sursaut qui ferait que le oui l’emporte. 
