Dire ou ne pas dire
| [ DIRE OU NE PAS DIRE ? ] - [ @ 00:05:58 ] | ||||
Qui n’a pas rencontré quelqu’un avec lequel il a plaisir de partager? Echange verbal mais aussi parfois physique.
Que faire ? Pas de recette à nouveau. Mais évident que nous le voulions ou non, que nous en les écartions ou non, des sentiments parasitaires divers nous envahissent.
Je ne crois pas à une solution qui ne blesserait personne.
Cacher fait souffrir. Tout dire fait souffrir. Dire à moitié fait souffrir.
J’ai connu cette situation, plusieurs fois, avec pas mal d’interrogations anxieuses.
Je savais que la relation avec mon ex se réduisait de plus en plus à des aspects fonctionnels de la vie quotidienne, dans sa matérialité, dans sa vie familiale. Les sentiments n'étaient pas absents, mais s'exprimaient de plus en plus mal.
Je voyais s’installer des silences et une certaine méfiance.
La communication se pervertissait, se réduisait.
Combien de fois, n’ai-je pas décidé de renoncer à mes rencontres homosexuelles, parfois aussi hétérosexuelles, décommandant même des rendez-vous auxquels je tenais.
Combien de fois ne me suis-je pas dit : je vais tout dire. Mais je craignais tellement de faire mal, de leur faire mal, de me faire mal. Alors, je me taisais… et souffrais malgré tout de mon silence.
Etant en thérapie, j’ai finalement compris qu’il me fallait bien choisir.
Les enjeux, le psy me les avait éclairés. Trois alternatives :
-Souffrir de faire souffrir en révélant mon identité sexuelle.
-Souffrir de s’amputer de ce qui était bien inscrit en moi.
-Souffrir de me cacher. Il ne m’appartient pas de prétendre qu’une souffrance soit plus légère qu’une autre.
A chacun de choisir sa souffrance, mais croire que nous pouvons l’éviter est faux.
C’est pour cela que je ne suis pas spécialement en accord avec tous ceux qui conseillent le fameux coming-out.
Juste bien analyser, et personnellement, ce qui sera le moins lourd à porter en disant ou en ne disant pas. Cela diffère, je crois, chez chacun.
Le placard reste toujours inconfortable. Il évite parfois le mépris que nous redoutons, ou simplement la peine que nous avons peur de faire ou encore conserve la relation que nous voulons protéger. Il nous met à l’abri d’une confrontation.
Tant qu’il ne nous étouffe pas et ne devient pas une prison pour moi, pourquoi le quitter ?
Moi, je l’ai quitté et m’en trouve aujourd’hui heureux. Mais, encore une fois, à chacun de choisir ce qui lui sera le plus léger à porter.
Ce qui par contre me parait indispensable c’est l’aveu à soi-même.
Lorsque cet aveu est fait, je constate combien alors la rencontre est libératrice.
Mik.
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| 23-05-2005 |
| 25-05-2005, 09:08:44 | |
| Ton post | |
| m'interpèle Combien de fois ne fait-on pas souffrir sans le vouloir... Pourtant quand on ne sait pas on ne souffre pas, sauf qu'honnêtement la vérité tu la "sens" même si tu te mens à toi-mm Bisou http://je-n-en-veux-qu-a-moi.skynetblogs.be | |
| Fléa... | |
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Je pense que nous avons tous vécu ce dilemme. Faut-il tout dire à ma femme, à mon homme ? 