Pas simple la vie de couple

Publié le par mike

PAS SIMPLE LA VIE DE COUPLE ? ] - [ @ 00:27:15 ]

J’entends pas mal de reproches et de plaintes chez des couples, amis ou copains.

 

 

Je les vois souvent comme une partie visible d’un iceberg. Ce qui reste plus caché, comme immergé, c’est souvent une souffrance, des déceptions, des frustrations et des manques.

 

 

Alors, je les entends : «  j’aurais du rester célibataire ! ».

 

 

Nous pensons fréquemment que nos messages sont perçus comme nous les envoyons. Quand j’entends celui qui les reçoit, ce n’est pas la même chose. C’est bien celui qui reçoit le message qui en donne un sens et pas nécessairement celui que nous pensions transmettre.

 

 

 

 

 

Hier, j’entendais encore : elle n’a plus aucun désir sur moi et moi j’en ai trop sur elle.

 

 

Je suis surpris de constater (mais j’ai fait certainement la même chose) que chacun tient comme une comptabilité secrète ou inconsciente avec des plus et des moins.  « Moi j’ai fait cela et toi tu n’as fait que cela. » «  Moi je, alors toi tu… »

 

 

Je ne savais que dire à ce copain qui me parlait de la détérioration qu’il sentait venir dans son jeune couple. Comme toujours, il me disait que il ne comprenait pas. Qu’au début, cela marchait si bien. Qu’il savait ne pas être le superman en câlins et que le romantsime n'est pas son truc.

Je sentais bien le décalage entre ses attentes et celle de sa compagne.

 

 

 

Les affinités du départ, les déclarations d’amour, tout cela semble se bousculer. Et quand les non affinités sont plus importantes que les affinités, la vie devient intenable.

 

 

C’est qu’il est peu disponible ce copain. Quand il a besoin de sa compagne, j’ai l’impression qu’elle devrait l’être sur le champ.

 

 

Je suis d’ailleurs toujours étonné de l’immédiateté qu’exigent les jeunes dans leur désir.

 

 

Combien de fois ne dois-je pas répondre au pied levé à leur envie de sexe. Moi, cela m’arrange souvent, mais je comprends celui ou celle qui n’est pas ainsi pendu à un crochet prêt à répondre aux besoins de l’autre. Mais vrai aussi que les désirs n’ont pas d’horloge.

 

 

Il y a aussi toute cette crainte de décevoir, la peur que l’autre se rende compte que je ne suis pas comme lui, que je ne suis pas comme il pense et donc qu’il me rejette.

 

 

Et puis toutes les exagérations s’en mêlent et le « j’ai plus été au resto ou au cinéma avec toi depuis deux mois » devient : « nous sortons jamais » !

 

 

Je ne savais que dire à ce copain un peu désorienté. Il aurait voulu comme une recette pour s’en sortir. Hélas, chacun doit trouver la sienne.

 

 

Une chose est certaine : n’entrons pas dans le jeu du « je t’en veux ou je ne t’en veux pas ».

 

 

Ne pas s’en vouloir. Ne pas lui en vouloir quand je rentre tard, fatigué,  souhaitant être accueilli, elle qui a justement attendu ait envie d’aller se coucher !

 

 

Voilà, moi je ne sais que t’écouter Juju. Tu tentes aussi de me démontrer sans doute que tu l’aimes toujours. Mais je viens de lire que «  l’amour qui cherche à se démontrer, démontre seulement qu’il n’est plus de l’amour » (C.Roy). Il y a du vrai là dedans.

 

 

 

 

 

Et si tu lui en parlais simplement. Cherchez ensemble ce qui fait que le feu du début s’est éteint. Il s’allumerait peut-être à nouveau ou au moins vous accepteriez l’extinction.

 

 

Je sais aussi que pour les « bi », il n’est jamais simple de garder ce jardin secret de rapports extraconjugaux. Faut-il tout dire ?

 

 

Peut-on conjuguer amour féminin et envies passagères et sexuelles masculines, ou même amour masculin. J’en ai encore parlé l’autre jour ici. A chacun de trouver sa voie, sans culpabilité et tenter au mieux son épanouissement et celui de l’autre.

 

 

Faut dire aussi Juju que ta libido est pour le moins gourmande. Tu veux te faire « baiser » par des hommes « matures ». Tu me demandes maintenant de te trouver une femme qui aimerait trio. Bon, tu le sais, je ne suis pas du tout moraliste, mais à force de ne point pouvoir faire des choix, tu risques de courir de plaisir éphémère en plaisir éphémère. Et pour ceux du sexe qui ne foutent pas la paix, comme tu dis, faut alors peut-être choisir le célibat…

 

 

Mais réfléchis Juju. Tu sais combien j’aime le plaisir… Mais si le plaisir est indispensable à l’amour, il n’est jamais qu’une facette de l’amour et pas l’amour. Faut pas tout confondre !

 

 

Pas facile tout cela…

 

 

Mik.

Le mariage est comme une volière; on voit les oiseaux à l'extérieur qui voudraient bien entrer, et ceux à l'intérieur qui voudraient bien sortir.
Montaigne

 

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Publié dans Amour et sentiments

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