La jalousie est le « le plus grand des maux », disait Stendhal. Un de mes bons amis me parle souvent, avec une certaine fierté, de sa jalousie et de celle de son compagnon. Dans sa confidence et son désir d’amour-union, je m’interroge sur ce que je considère, moi, plus souvent comme une espèce d’amour propre, bien plus qu’un désir de partage. Idem de son compagnon. Je ne me lancerai évidemment pas dans une étude de l’amour. Amour est un terme, mais aussi une réalité, bien trop difficile à manier. La fidélité reste pour beaucoup une valeur fondamentale dans la vie amoureuse. C’est bien ainsi. Je ne vois rien de « déviant » à la réaction jalouse. Du moins, si elle ne devient pas psychose grave. La santé psychique n’exclut ni la passion, ni l’émotion. Je suis cependant plus nuancé que mes amis sur les bienfaits d’une jalousie excessive dans la vie de couple. Mais je sais que moi-même je n’en suis pas immunisé. Méfions-nous pourtant d’une jalousie qui, plus que démontrer notre passion pour l’autre, serait bien plus d’ordre « narcissique » ou encore peur de froisser notre amour propre, d’être ridicule. Ne tombons pas dans une jalousie amoureuse qui en réalité et à bien y regarder cacherait une espèce de conflit de pouvoir. Une telle jalousie n’aurait rien d’amoureuse. Jalousie ? Amour de soi ou amour de l’autre ? Probablement un peu des deux, mais attention : DANGER ! Mik.  |