Ma liberté, ma solitude, métèque ( Moustaki)

Publié le par mike

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Je ne résiste pas à vous faire partager mon bonheur de redécourvrir ces beaux textes d’un des chanteurs que j’adore : Georges Moustaki.
Mik .
 
Ma solitude
Pour avoir si souvent dormi avec ma solitude
Je m'en suis fait presque une amie une douce habitude
Elle ne me quitte pas d'un pas fidèle comme une ombre
Elle m'a suivi çà et là aux quatre coins du monde
Non je ne suis jamais seul avec ma solitude
Quand elle est au creux de mon lit elle prend toute la place
Et nous passons de longues nuits tous les deux face à face
Je ne sais vraiment pas jusqu’où ira cette complice
Faudra-t-il que j'y prenne goût ou que je réagisse
Non je ne suis jamais seul avec ma solitude
Par elle j'ai autant appris que j'aie versé de larmes
Si parfois je la répudie jamais elle ne désarme
Et si je préfère l'amour d'une autre courtisane
Elle sera à mon dernier jour ma dernière compagne
Non je ne suis jamais seul avec ma solitude
Non je ne suis jamais seul avec ma solitude
Ma liberté
Ma liberté
Longtemps je t'ai gardée
Comme une perle rare
Ma liberté
C'est toi qui m'a aidé
A larguer les amarres
Pour aller n'importe où
Pour aller jusqu'au bout
Des chemins de fortune
Pour cueillir en rêvant
Une rose des vents
Sur un rayon de lune
Ma liberté
Devant tes volontés
Mon âme était soumise
Ma liberté
Je t'avais tout donné
Ma dernière chemise
Et combien j'ai souffert
Pour pouvoir satisfaire
Toutes tes exigences
J'ai changé de pays
J'ai perdu mes amis
Pour gagner ta confiance
Ma liberté
Tu as su désarmer
Toutes Mes habitudes
Ma liberté
Toi qui m'a fait aimer
Même la solitude
Toi qui m'as fait sourire
Quand je voyais finir
Une belle aventure
Toi qui m'as protégé
Quand j'allais me cacher
Pour soigner mes blessures
Ma liberté
Pourtant je t'ai quittée
Une nuit de décembre
J'ai déserté
Les chemins écartés
Que nous suivions ensemble
Lorsque sans me méfier
Les pieds et poings liés
Je me suis laissé faire
Et je t'ai trahi pour
Une prison d'amour
Et sa belle geôlière
 
Le métèque
Avec ma gueule de métèque,
De Juif errant, de pâtre grec
Et mes cheveux aux quatre vents,
Avec mes yeux tout délavés
Qui me donnent l'air de rêver,
Moi qui ne rêve plus souvent,
Avec mes mains de maraudeur,
de musicien et de rôdeur
Qui ont pillé tant de jardins,
Avec ma bouche qui a bu,
Qui a embrassé et mordu
Sans jamais assouvir sa faim...
Avec ma gueule de métèque,
De Juif errant, de pâtre grec,
De voleur et de vagabond,
Avec ma peau qui s'est frottée
Au soleil de tous les étés
Et tout ce qui portait jupon,
Avec mon coeur qui a su faire
Souffrir autant qu'il a souffert
Sans pour cela faire d'histoires,
Avec mon âme qui n'a plus
La moindre chance de salut
Pour éviter le purgatoire...
Avec ma gueule de métèque,
De Juif errant, de pâtre grec
Et mes cheveux aux quatre vents,
Je viendrai, ma douce captive,
Mon âme soeur, ma source vive,
Je viendrai boire tes vingt ans
Et je serai Prince de sang,
Rêveur ou bien adolescent,
Comme il te plaira de choisir;
Et nous ferons de chaque jour
Toute une éternité d'amour
Que nous vivrons à en mourir.
Et nous ferons de chaque jour
Toute une éternité d'amour
Que nous vivrons à en mourir.
G. Moustaki.
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Publié dans Chansons et Musique

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